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Michel-Laurent DIOPTAZ ®

Michel-Laurent Dioptaz est un artiste-créateur-chercheur protéiforme, aux expressions multiples. De fait, il est reconnu dans des registres très différents. Mais, si ses chemins semblent multiples, ils sont indivisibles et c'est dans cette unité que se trouve le sens, l'essence de sa démarche.
Pourtant il existait peu, jusqu’à présent, de rétrospectives faisant apparaître la synergie de ses recherches et les changements de paradigmes qu'elles révèlent et induisent. Et, tout particulièrement, cette traversée des paradoxes "le Transparadox"® qui soustend toutes ses créations.

Un flash-back de 1968 à 2008 est en construction et en recherche de documentations. Des oeuvres des 4 premières années de 1968 à 1972 (regroupées ci-dessous) présentent plusieurs "première mondiale" qui n'ont, non seulement, pas pris une ride en 40 ans, mais sont toujours, incroyablement, dans une "intemporelle" dynamique d'avant-garde.

J.M.
( Les oeuvres jusqu'à 2008, sont visualisable par les "menu navigation" latéraux. )   
Photos: Jean-Claude Villerot 1968
© Dioptaz
titre Isotope-Chair

DESIGN

isotope-chair 1968
( 40 ème ANNIVERSAIRE )

Dioptaz a 20 ans lorsqu’il crée l'emblématique minimaliste  "Isotope chair".
Nous somme en 1968 et "Isotope chair" est le premier siège, au monde, conçu autour du principe de la mémoire de forme.

Après avoir été exposé au Grand Palais des Champs-Elysées (1969), au Mobilier National de Paris 1970 (France), au Museum für Angewandte Kunst, de Vienne 1970 (Autriche) et à "Terre des Hommes" de Montréal 1970 (Canada).
En 1970 " Isotope-chair "  est sélectionné pour être présenté dans l'exposition international des
« 120 meilleurs sièges du monde des 50 dernières années », organisé par le Victoria and Albert Museum de Londres, en association avec the Whitechapel (Modern Chairs 1918-1970, 22 July - 30 August).
(Sélection dans laquelle on trouve les modèles classiques du Bauhaus et de Créateurs tel que : Le Corbusier, Salvador Dalí, M. Breuer, G. Rietveld, C. Eames, Gio Ponti, Tallon, J. Colombo...)

Isotope-Chair Dioptaz-Design
photos: Zol 1969. © Dioptaz

Comme un écho fractal à l'architecture contemporaine, Isotope-chair dans sa fermeté parallélépipédique pour l’œil, se révèle offrir une assise incroyablement confortable et tendrement sensuelle pour le corps. L’élasticité de son volume d’assise, constituée de l’assemblage d’une succession de strates de mousse de densités progressives (du plus tendre au plus ferme ), est conçue pour que l'on si enfonce, progressivement, voluptueussement, comme au ralenti, en épousant parfaitement la forme du corps…révélant, peu à peu, le dossier-accoudoir (lui aussi en mousse polyuréthane, mais beaucoup plus dense) afin de maintenir dos et bras et offrir son appui pour que l'on puisse se relever avec aisance.
Libre "d’habitant", Isotope-chair, dans l’instant, comme une structure organique vivante, résorbe son dossier-accoudoir et reprend, par résilience, sa forme géométrique parfaite.

«  Le siege Isotope semble nous inviter à nous laisser glisser au fond de la vague et à nous laisser couler au fond de notre empreinte...»
Camille Bourniquel, Ecrivain (le Figaro littéraire N°1275 octobre 1970.)

Les qualités hédoniques, de plaisir, d'amusement, d’enchantement sont, pour Dioptaz, des paramètres entrant dans la conception de l’objet  au même titre que la fonction, l'ergonomie ou l'esthétique...

On découvre avec l' Isotope-chair l'une des premières applications des recherches que Dioptaz mènent, à présent, depuis plus de 40 ans, sur les flux-structures, les articulations sous-jacentes aux effets de surfaces et sur la "traversée des paradoxes". Phénomène pour lequel Dioptaz inventera, quelques années  plus tard, le terme de "Transparadox". Un nouveau paradigme dont il explore, depuis, les dimensions et applications : plastiques, sensitives, cognitives et existentielles.
Recherches qui vont donner, entre autre, naissance au "Trans-Art"® au "yi-king-vivant"©, au "Transparadox"® et au "Sarbacana"®... (voir sur ce site)..

J.M.

Quelques articles d'époque (1970) :
(France):
Voir pdf
(en),(de),(da),(it),(fr):...Chairs, Chairs, The Victoria and Albert Museum, in collaboration with The Whitechapel Art Gallery and The Observer, London, have selected 120 of the Word's best chairs for a main exhibition. Mobilia, N°182, mensuel, Snekkersten, (Danemark), sept. 1970, p28-31. Voir pdf

Isotope-Chair Dioptaz-Design
Isotope-chair Dioptaz-Design
Photos:, Grand Palais, exposition SAD (Paris 1969).

Sources Biographie: Michel-Laurent Dioptaz, Designer

The Design Encyclopédia ,”MoMA”, (en) The Museum of Modern Art, New York, (U.S.A.), 2004, Mel Byars/Terence Riley, (ISBN 0-87070-012-X) , Dioptaz Laurent, p.189. 

Encyclopédie QUID,voir (Beaux-Arts/Mobilier/Design/Dioptaz), Editions Robert Laffont, Paris, 1979 (+ tous les ans, jusqu'en 2007, fin de parution du Quid), (ISBN 2-221-09465-4) , p.348 (page variable selon années).

Byards, The design Encyclopédia, (en) John Wiley and sons Inc, New York, (U.S.A.), 1994, (ISBN 0-471-02455-4) , Dioptaz Laurent, p.151.

Dioptaz Crossing exposition 1967
Dioptaz Crossing exposition 1967
Photos: Exposition galerie Marback (Paris 1967). © Dioptaz

1967, en résonance à la dynamique 'Isotope-chair', Dioptaz effectue des recherches chromatologiques de malléabilité optique de l'espace. Des Panneaux de 250x200cm (78¾X98½in) (voir cidesus), d'une série nommée 'Crossing'. (Exposition 'Groupe Chroma', organisé par Henri Pfeiffer, Galerie Marbach, 33, bd de Courcelles, Paris. 17oct.-17nov. 1967.).

Dans le cadre de ses recherches sur les "flux-structures", le "mouvement-immobile" et la "traversée des paradoxes", Dioptaz va utiliser, dans de nombreuses applications, les cubes et les parallélogrammes comme archétype d'immobilité « cristaux de fixité ». Afin de  pouvoir les transparadoxaliser, en révélant, derrière les apparences, des flux-structures tout autre que l'archétype de surface. (voir sur ce site)

 

 

 

 
Dioptaz Crossing exposition 1967

Souvenirs...

Dioptaz et son ami, le designer, Kwok Hoï Chang
1970

Dioptaz Crossing exposition 1967
photos: Kwok Hoï Chang
michel-laurent Dioptaz1

 

 

 

FIBRES OPTIQUES

....1971 bribres optiques

titre sculper la lumière

PREMIERE MONDIALE
FIBRES OPTIQUES
( 40 ème ANNIVERSAIRE )

1971, deux sculptures de Dioptaz sont exposées au pavillon de Marsan du musée du Louvre : ce fut la première présentation mondiale, dans un musée, d'oeuvres d'art utilisant les fibres optiques.

1970 Michel-Laurent DIOPTAZ première mondiale 'FIBRES OPTIQUES'

Dioptaz devant sa sculpture "Gestes-immobiles" N°3, présentée au pavillon de Marsan du musée du Louvre (1971).

Dans les sculptures "Gestes-immobiles" les formes cristalisées semblent se déplacer et pulser par modulation de l'intensité lumineuse (rétraction des rouges, dilatation des jaunes et des bleus.) et par impulsions tromboscopiques injectées dans les fibres optiques.
Les fibres optiques sont suspendues dans l'espace dans leurs "gestes-immobiles", maintenues "cousues" sur trois cubes gigognes en altuglass transparent fumé.
Synesthésie, Synesthètes, Synesthesia, Intelligence-synesthésique

1970
Synesthetic perceptions

Perceptions synesthésiques
Conscience   synesthésique

" Palper la sensation optique... modeler-nouer la lumière avec les mains. "     Dioptaz 1970

Michel-Laurent Dioptaz 1970
Michel-Laurent DIOPTAZ 1970 (22ans)

Photos:Dioptaz-Atelier
 

Dans le cadre de l'exposition internationale du "CCI" ( 27 juin-27 sept.1971, musée des arts décoratifs, pavillon de Marsan du musée du Louvre. Paris), 11 pays présentent une sélection de leurs recherches et appliquations sur l'éclairage. Une salle de l'exposition a été aménagée, spécialement, pour accueillir les sculptures en fibres optiques de Dioptaz.

Une photo de ses sculptures fera la couverture de "BNF"(la publication de la Direction générale des relations culturelles scientifiques et techniques du ministère des affaires étrangères, publiée dans une dizaine de langues et distribuée dans les ambassades de France. "juillet 1971 N°1128" ), l'idée circulera dans le monde entier. Voir pdf

News Briefs from France (publication de la Direction générale des relations culturelles scientifiques et techniques du ministère des affaires étrangères, publiée dans une dizaine de langues et distribuée dans les ambassades de France. "juillet 1971 N°1128" )

plus infos Quelques articles d'époque (fr): acrobat Voir pdf

 

fibres optique5447 La réalisation de ces sculptures s'effectua lors de happenings de Body-art-performances et de scéances de Sinesthésie-Trans-Art ©®.. 

Ces fibres optiques, ayant subi un traitement afin de diffuser la lumière sur toute la longueur, sont glissées dans une fine enveloppe de plastique afin qu'elles ne piquent pas la peau et en permettent la manipulation.

Trans-Art®performance
Dioptaz-Atelier 1970
© Synesthésia-Body-Art et Noeuds de Vie

 

<vFibre Optique première mondiale

TRANS-ART (Fribre Optiques 1970)

fibres optique5447 (Voir l' illustration " Archetype Fantasy " de Dioptaz en écho-résonance pour le 10ème anniversaire des performances Trans-art : perceptions et extases synesthésiques )

fibres optique5447 ( Nous sommes en 1970: les happenings-synesthésiques Trans-Art de Dioptaz visitent la transe et le recueillement en se connectant-s’enroulant dans des fibres de lumières. C’est seulement 40 ans plus tard, qu'"AVATAR", de James Cameron, nous fera découvrir la communion les Omaticayas auprès de l'Arbre des âmes d'Eywa...    J.M.)
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Fibres Optiques 1970 ( Michel-Laurent DIOPTAZ
FIBRES OPTIQUES (happenings de Body-art-performances et de scéances de Sinesthésie-Trans-Art ©®.. )
happenings de Body-art-performances et de scéances de Sinesthésie-Trans-Art ©®.. FIBRES OPTIQUES ( Sinesthésique Body-art et Noeuds de Vie ) Trans-Art©®performance
photo: Happening TRANS-ART Dioptaz-Atelier 1970

trans-art (1970) Les "Gestes-immobiles" réalisés en fibres optiques, tout comme "Isotope-chair"(voir ci-dessus), les "Noeuds de vie" et les "Tombes-gongs"(voir ci-dessous), participent des recherches de Dioptaz sur les flux-structures, l'étude et l'induction des phénomènes synesthésiques, les perceptions multimodales et multisensorielles... Dans le cadre du "Trans-Art®" et de ses recherches sur la "transparadox-intelligence®".

 

michel-laurent Dioptaz1

Noeuds de Vie Michel-Laurent Dioptaz 1970

création DIOPTAZ 1970

 

Dioptaz Laurent-Michel (NOEUDS de VIE 1970)
( 40 ème ANNIVERSAIRE )
1970, présentation des toiles "Nœuds de Vie" sur les terrasses de l'atelier penthouse de Dioptaz ( Paris, quartier de l'opéra, 6 rue de Hanovre.1970-71). Mise en interaction des "Nœuds de Vie" avec la Ville de Paris et ses monuments.
Mise en interaction des "Nœuds de Vie" avec la Ville de Paris et ses monuments.
Mise en interaction des "Nœuds de Vie" avec la Ville de Paris et ses monuments.
Mise en interaction des "Nœuds de Vie" avec la Ville de Paris et ses monuments.
Mise en interaction des "Nœuds de Vie" avec la Ville de Paris et ses monuments.
 

A 17 ans, (1965) parallèlement à ses études à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués. M.L.Dioptaz s'invente, pour son usage personnel, une écriture idéographique lui permettant de «rapporter de l'information de ces strates de réalité où les mots ne peuvent plus me suivre». Cette recherche donnera lieu à de nombreuses peintures, lithographies et sérigraphies. Et quelques années plus tard, à un livre : "NOEUDS de VIE" ( éd. «B. Diffusion» 1975) Dioptaz considérant le support du livre plus favorable à l'intimité comtemplative (que réclament ses images) plus que ne le sont les expositions dans des galeries.

Actuellement, ces patterns sont, aussi, utilisés comme Koan, dans la pratique du Sarbacana * , ou pour illustrer-expliciter des gestalts d'attitudes corps-esprit dans les processus de cette discipline.

Au quotidien, dans un mode plus cursif, Dioptaz fait toujours usage des Noeuds de Vie comme écriture idéographique-glyphe pour noter des observations ineffables dans le cadre de ses recherches multimodales sur l'intelligence Transparadoxale et la conscience synesthésique.

Le Livre 'NOEUDS de VIE'

L’ouvrage "Nœuds de Vie" à été édité par B-diffusion en 1976 dans la collection "Feu Liquide". Il regroupe 55 oeuvres de Dioptaz avec un Prologue mode d'emploi, pour en faire un livre interactif (Genèse des cartes "DIOPTAZ'S KNOTS", voir plus bas sur la page.)

 

PROLOGUE du livre ( Michel-Laurent Dioptaz 1975 ) p.7
« Regarde les Cordes se nouer et se dénouer, laisse les couler et se dérouler sans les retenir. Elles se courbent, se font courbes, et se courbent l'une l'autre. Elles sont rivière, serpent, arbre, flamme, nuage... Images magiques, lignes vivantes, elles engendrent les Nœuds. Tensions, ruptures, rencontres, conflits, impasses, unions... Les Nœuds incarnent toutes situations, car ils ont le pouvoir de capter et de condenser les rapports existant entre toutes choses.
 Ces " Cordes" ne sont pas des solides avec une consistance et un contenu donné ; elles sont faites de la substance de l'être qui les anime, tantôt molles ou rigides, pleines ou vides, pouvant se gonfler ou se rétracter, se dissoudre ou proliférer. La vie dessine son déroulement à travers elles et leur donne un pouvoir de régénération. Vivant les perpétuelles transformations des Cordes, je les ai figées à des phases clefs, afin d'obtenir des points de repère et des points de départ, à partir desquelles tu pourras entreprendre le voyage des Cordes et percevoir tes propres Nœuds...
»
 

« Le symbole exprime ce qui ne peut être exprimé que par lui.»

André Malraux"

 

michel-laurent Dioptaz1

1976

Dioptaz cards (Noeuds de Vie)

DIOPTAZ'S KNOTS

DIOPTAZ'S KNOTS (Dioptaz cards)

 

dioptaz54 Les cartes "DIOPTAZ'S KNOTS" furent créées en 1976, l'année qui suivit la parution du livre " Nœuds de Vie" .
Si, en 1983, Dioptaz accepte la parution dans un article de quelques arcanes du "Dioptaz's Knots" afin d’en déposer le copyright d'antériorité dans une revue d'audience internationale (l’OFFICIEL est publiée dans plus de 70 pays); Par contre, depuis 30 ans, il refuse une édition prématurée de ce "Jeu".

« Dès le début de leur conception, les possibilités de lectures qu'offraient ces  cartes étaient tellement riches et souples qu'elles se prêtaient, parfaitement, à recevoir toutes sortes de "règles du jeu", logiques ou mantiques, plus ou moins préconçues.
A l’époque je fus tenté de les publier sous cette forme. Je ne le fis pas, car je préssentais que c’était  tout autre chose qui devait apparaître…
Ainsi, à la fin des année 70, je change mon angle d'approche et décide de considérer la synergie de ces cartes comme un organisme vivant autonome.
Je quitte ma place de créateur-géniteur pour me mettre en position d’observateur, afin de noter méthodiquement et sans à priori, comment ces cartes aiment à se comporter, à se rencontrer ; comment les diagrammes qu’elles induisent aiment à se transformer. Dans cette lecture il m'est apparu, de suite, qu' elles offraient une systémique bien plus riche que toutes règles du jeu préétablies et que c’était ce processus de synchronicité organique qui devait être exploré.

A présent, il ya plus de 30 ans que je m'émerveille à observer ces "cartes-noeuds" vivre en synchronicités et tansparadoxalités avec mon vécu quotidien...
                                 Elles sont mûres... ...Elles l'on toujours été
.» 

Dioptaz

Dorian Paquin, L. Dioptaz, l'Imagicien ou les portraits inspirés, dans l'OFFICIEL de la mode , N°698, mensuel, Paris, déc.1983(SIRET: 612035766000-23), p. 210-213. Voir pdf  

Dioptaz, Michel-Laurent, Nous sommes des créateurs de réalité , Editions du Troisième Millénaire, N°18, Paris,1985, (ISSN : 0294-3336), p. 49-56 Voir pdf  

Sylvie Fenczak, Laurent Dioptaz ou le Trans-Art , Arts et Psyché « Unité de recherche en symbologie de l'Art », fondateur :Gérard Barrallié, réalisé avec le concours du conseil général du Var, le Castelet,1987, p.66-71.Voir pdf 

" Passé, Futur?... au Présent. Entretien avec Michel-Laurent Dioptaz ", dans "INTUITIONS magazine", N°28, bimestriel, Paris, février/mars,1995 ( (ISSN 0776-4146)), p. 12-14. Voir pdf

michel-laurent Dioptaz1

 

 

 

1971 bribres optiques
TOMBES-GONGS (Michel-Laurent DIOPTAZ 1972)
 
( 40 ème ANNIVERSAIRE )
 

dioptaz54 "Aucun créateur français contemporain ne s'était occupé de pierre tombale. Seuls les marbriers détenaient, en la matière, le monopole du bon goût. Un jeune créateur de vingt-quatre ans, Laurent Dioptaz, imitant en cela les Vénitiens de la Renaissance ou les Afriquains de toujours, a voulu changer cet état de choses..."
Gilles de Bure (Auteur d'ouvrages consacrés à l'art et l'architecture. A été responsable de la G.A.du Centre Pompidou et Directeur de la Grande Halle de la Villette.)

la Maison de Marie Claire, N° 62, avril 1972, p.31.
© DIOPTAZ
modèle déposé S.P.A.D.E.M., N°158866 du 3.6.1971

Nous sommes en 1971, le métal "Inox" n’a pas, encore, envahi notre environnement quotidien. M.L. Dioptaz va choisir ce matériau  pour, entre autre, sa capacité miroir à refléter le ciel, afin de réaliser : « des dalles de  tombeaux  faites de ciel et de nuages ».

« Je considère le monument funéraire sous la forme d’une lourde dalle horizontale posée à plat sur le sol, comme une rêverie "spirituellement étouffante". C’est une symbolique d'enfermement ; un peu comme une sorte de porte horizontale, fermée, que l’on place sur le corps du défunt, pour, en quelque sorte, l’empêcher de s’échapper (Dalle qui, d’ailleurs, ne manquera pas d’être soulevée-poussée, lors des songeries fantastiques qui ramènent les corps à la vie, faisant de ce couvercle la porte d’entrée vers le monde des vivants).
La stèle, elle, à l’inverse, avec la dynamique de sa symbolique verticale, est tout autre.  Tout à la fois plantée dans le sol et plantée dans le ciel, elle est passage, transmutation de l’un à l’autre, de l’un dans l’autre. Reliant terre et ciel dans une sorte d’acupuncture géologique : c’est l’archétype du totem, de l'arbre du chaman, du monolithe, de l’obélisque, de la colonne… Elle ne sépare pas, comme la dalle, mais relit.

J’ai donc choisi "d'envoler" les pierre tombales. Avec ce monument placé comme en lévitation à 25cm du sol, la dalle n’est plus posée sur la terre mais  "posée" dans le ciel. L'horizontale se "verticalise", la rêverie de l’archétype se transparadoxalise. Dans cet envol la matière se trouve, en qu’elle sorte, allégée, spiritualisée. Le monument funéraire retrouve sa place, juste à l’articulation entre spirituel et matériel . »

 

 

Avec les "Tombes-Gongs", comme pour "l’Isotope-chair" ou les sculptures "gestes-immobiles", ( voir plus haut sur cette page) Dioptaz va utiliser les cubes et les parallélogrammes comme archétype d'immobilité « cristaux de fixité », afin de pouvoir les transparadoxaliser en révélant, derrière les apparences, une toute autre réalité.
Ici, l’air enfermé dans les parallélogrammes d’inox, va, en se dilatant-contractant, jouer avec le concave-convexe des parois supérieures (soudées sous argon), provoquant des déflagrations résonnant comme des gongs.
(Avez-vous déjà entendu une cuve ou un baril de métal vide résonner en se dilatant au soleil ? Dans le monument ci-dessous nous avons quatre volumes, quatre sonorités.)

Ce monument-sculpture est constitué de 4  parallélogrammes de différentes hauteurs. L'un est de forme cubique et les 3 autres de proportions : double, triple et quadruple cubes. Ces volumes sont enterrés dans le sol de leurs différences, de façon à ne laisser transparaître, à l’extérieur, que 4 cubes.
En plus de l’aspect musical et de l'eflet miroir de l'inox reflétant la rencontre du ciel et de la terre, ce que Dioptaz conçoit ici
« c’est un piège à "jugements-sur-les-apparences", un leurre à "à-priori" ». Car, en fait, ce monument est « secret »,  invisible. Il s’agit d’un monument funéraire souterrain, d’un escalier s’élevant sous la terre.  Seul la différence des sons produit par chacun des "cubes" apparents, révèlent leurs différences de volumes.

Monuments funéraires INOX( Michel-Laurent DIOPTAZ 1972)
Monuments funéraires INOX Michel-Laurent DIOPTAZ 1972)
Monuments funéraires INOX( Michel-Laurent DIOPTAZ 1972)
Monuments funéraires INOX( Michel-Laurent DIOPTAZ 1972)
pierres tombales en Inox (1972)
pierres tombales en Inox (1972) Michel-Laurent DIOPTAZ
Pierres tombales en Inox (1972) Laurent-Michel DIOPTAZ
« Une fois le monument terminé, l’on croit voir quatre cubes posés sur le sol.  Et voilà l’esprit qui s’interroge sur le « Pourquoi 4 cubes ? Quelle peut bien être la symbolique de 4 cubes ?»  Mais il n’en est rien ! Juste l'espiègle piège des apparences... Ce que nous avons sous les yeux c’est l’émergence et les racines  d’un escalier souterrain invisible qui s’élève du cercueil  et monte-descend vers le ciel. Ce que nous voyons c’est l’envers de l’escalier, ses fondations emboîtées dans le vide de l'espace. »
« …Nous ne voyons que les parties visibles d’icebergs, flottant sur la terre »
Dioptaz

 

 

Dioptaz 210 En échos, aux "Tombes-Gongs", 10 ans plus tard, Dioptaz va inventer et réaliser les "Pierres de Vie".
(voir sur ce site à la page: YI-KING-VIVANT)

« On commémore-la-mort ne devrait-on pas, plutôt, commémorer la Vie ! Dressons des monuments à la Vie! »

« Ces pierres de Vie sont exactement à l'inverse des monuments funéraires. II ne s'agit pas ici de rendre hommage à la vie qui a pris fin, mais à la vie qui jaillit. Elles sont gravées pour des êtres bien vivants en émerveillement du mystérieux flux de vie qui circule en eux. »

M.L. Dioptaz 1981
(voir sur ce site à la page: YI-KING-VIVANT)

 

 

Dioptaz Portrait

<vide> portrait de Michel-Laurent DIOPTAZ
Michel-Laurent DIOPTAZ 1968 (20ans)

1973, c'est lors de la mise en oeuvre d'un ouvrage que Dioptaz appellera : "LE LIVRE DES RENCONTRES" (édition «Artefact» 1974) que : « La manière dont la créativité se manifesta à mon endroit, les espaces synesthésiques qui s'ouvrirent, cassèrent, totalement, ma perception du réel tel qu'on me l'avait appris. L'évidence que les Arts étaient l'expression de "quelque chose" de plus important qu'eux, devint telle, que cela prit pour moi le pas sur tout le reste. J'en vins à me tourner essentiellement vers ce "quelque chose" plutôt que vers les applications et manifestations de l'Art, qui m'apparurent, alors, comme de simples effets de surface, juste des épiphénomènes. »

« Très tôt dans mon parcours, mes créations furent présentées dans des musées importants. Ainsi cette "carotte-notoriété" qui fait courir nombre d'artistes, toute leur vie, il m'a été donné d'y mordre dès l’âge de 20 ans. De fait, j'ai su très vite, que ce n’était pas la "nourriture" qui allait dynamiser ma vie…» Dioptaz

Ne se reconnaissant plus, dans nombres des motivations des artistes contemporains, pas plus que dans les formes d'expositions et de spéculations offertes comme "finalité" à ses créations et aux oeuvres d'art, il part à la rencontre de ce qu'il pense être ses semblables : les  Chamans. Cela va le mener aux Philippines, en Indonésie, en Amazonie, à la recherche d'un art étroitement lié au Vivant, à l'Etre et à la pleine Conscience.

En France (1974), Dioptaz commence sa pratique du Zen et du Zazen auprès du maître Zen Taisen Deshimaru. ( Parallèlement à sa pratique de l'Aïkido, qu'il avait débutée en 1964, avec maître André Nocquet.)

Se consacrant à l'exploration des espaces de conscience et d'humanité qu'ouvre la pratique des Arts, Michel-Laurent Dioptaz va donner naissance, entre autres, au "Trans-Art"® au "yi-king-vivant", au "Transparadox"® et au "Sarbacana"®... (voir sur ce site)

J.M.

 

« Artiste de la plante des cheveux jusqu'à la racine des pieds, Michel-Laurent Dioptaz crée comme il respire. Il aurait pu s'arrêter là, se contenter d'exploiter ses multiples dons. Mais il s'est laissé toucher. Ce que Dürckheim eût appelé le "Tout Autre" est venu le solliciter. Dès lors, il lui a fallu non plus seulement "être un artiste" mais être, de plus en plus consciemment, ici et maintenant. »

Gilles Farcet (Ecrivain)
Extrait de la préface du Livre « Sarbacana, Le souffle du présent », 1998, édition Le Souffle d’or 1991.


« Imaginez un arbre. Un seul. Sur un mont. Ses courbes en offrande, cette sève qui circule, relais d'énergie de deux mondes, le nocturne et le diurne, l'invisible et le visible. Imaginez ses racines, qui ne cessent de poursuivre leur œuvre souterraine, quand d'autres ramifications s'élèvent en plein oxygène, face aux étoiles, puisant leur élan dans la terre. Imaginez les métamorphoses de ce végétal, cycles-symboles : régénération - gestation - éclosion - floraison. Laurent Dioptaz ressemble à cet arbre. Ses chemins sont multiples, indivisibles. »

Sylvie Fenczak (Directrice littéraire chez Flammarion)

Extrait de « Laurent Dioptaz ou le Trans-Art » dans Arts et Psyché « Unité de recherche en symbologie de l'Art », 1987, p.66-71.


« J’écris en l’honneur de mes Aînés, des êtres qui m’ont donnés au cours de ma vie : à mon tour de donner, de transmettre la vie. Ces Grands aînés peuplent mon Panthéon et mon cœur : il y a des inconnus, que je n’ai parfois croisé qu’un instant… 
- des plus connus aussi, des chanteurs : Leonard Cohen, Graeme Allwright, Bob Dylan, Woodie Guthrie, Jim Morrisson, Jules Beaucarne, Môrice Benin, Michel Corringe, Grace Slick, et plus récemment, Rokia Traoré, Souad Massi, Gigi, Salif Keita, Alain Souchon, parmi tant d'autres ! Ils m'ont aidé à passer des seuils difficiles, où les risques de mort de soif étaient grands...
- Michel-Laurent Dioptaz, qui m'entraînait à pétrir l'argile et à souffler, et qui m'exhortait: « Cherche l'impeccable, Yves, l'impeccable... »
- Gandhi et Nelson Mandela, qui ont nourri un feu gigantesque dans mon âme;
- les Amérindiens, dont le sacrifice n'a pas été vain.
Je pense aussi à une amie, Edo, et tous ceux (20 000 par an en France) qui n'ont pas trouvé leur place et qui en ont été réduits à se suicider : je m'insurge contre cette fermeture de notre société qui ne donne leur place qu'à certains, et qui n'apprend pas l'art de vivre... »

Yves Michel (Editeur))
Extrait de « Le périple d'un défricheur d'idées » (p.126), Le Souffle d'Or, 2003, 146p.


« ... Mais c'est durant l'été dernier, sur les grèves de Belle-Ile-en-mer, que nous fîmes connaissance ; il ramassait des pierres là où d'autres recherchent des coquillages ; surpris, je le questionnai sur cette étrange quête. - Ce sont des "Pierres de Vie" articula-t-il de sa voix dont la douceur m'étonna ; Dioptaz est un homme à la stature imposante, aux muscles magnifiquement développés et il est troublant d'entendre affleurer aux lèvres de cette force de la nature, une tendresse si joliment vibrante... »

Dorian Paquin ( Ecrivain , Auteur de théatre)
Extrait de l'article « Dioptaz L’Imagicien », l'OFFICIEL de la mode, N°698, Paris, dec 1983, p.210-213

 

 

 

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